Samedi 18 November 2017
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Edifice roman du XIIe siècle

Malgré de nombreux remaniements, ce Monument Historique est un chef d’œuvre de l’art roman en Béarn. Les chapiteaux historiés et les modillons sculptés du chevet sont d’une finesse remarquable. Dans l’abside, une mosaïque représente des scènes de chasse mais aussi le fameux petit chasseur maure qui a fait la renommée de la cathédrale. Les derniers souverains de Navarre y sont également inhumés, notamment les grands-parents d’Henri IV.
Les peintures du chœur dédiées à Marie et les stalles en bois sculptées, en date du XVIIe siècle, marquent l’affirmation du catholicisme lors de la Contre-Réforme en réaction au développement du protestantisme.

Quelques repères

Premier quart du XIIe siècle : Gui de Lons, évêque de Lescar, débute la construction d’une cathédrale sur l’emplacement d’une chapelle-cathédrale élevée aux alentours de l’an mil.
1145 : Consécration du nouvel édifice cathédral dédié à Notre-Dame de l’Assomption : les parties maîtresses de l’édifice sont probablement achevées (les 3 absides et les transepts) ; les travaux se poursuivent tout au long du siècle. L’édifice est protégé par une charpente de bois basse. De cette époque, l’édifice à garder de nombreuses sculptures : certains modillons et chapiteaux, les décors des baies des absides et une partie de la mosaïque de sol.
XIIIe - XIVe siècle : Certainement suite à la chute du clocher situé au-dessus du portail ouest, première surélévation de l’édifice. La charpente de bois qui porte les toitures est remplacée par un voûtement de briques et de pierres. Une toiture en forme d’arête de poisson est posée, des baies sont ouvertes dans la voûte de la nef.
XVIIe siècle : Restauration de la croisée des transepts effondrée en 1599. Surélévation probable de l’édifice qui se traduit par l’ouverture de baies néo-gothiques sur les bas-côtés sud et nord et la fermeture des baies romanes des bas-côtés et des baies de la nef. Création des peintures murales de l’abside principale. Pose de stalles dans la nef et ouverture de la porte Nord.
1791 : Rattachement de l’évêché de Lescar à celui de Bayonne et d’Oloron. La cathédrale n’a plus que le statut d’église paroissiale.
1840 : L’église Notre-Dame de l’Assomption est classée à l’Inventaire des Monuments Historiques. Une immense campagne de restaurations débute : peinture murales des absidioles, réfections de certains chapiteaux et de modillons, restauration avec dépose de la mosaïque romane, pose d’un nouveau sol en carrelage de Maubeuge.
1886 : Restauration de la mosaïque romane. Elle est déposée et transportée dans l’atelier parisien de Jean-Dominique Facchina, maître mosaïste.
1929 : Découverte de l’accès à la crypte (condamné à la suite) et mise au jour de certaines sépultures identifiées comme étant celles de certains reines et rois de Navarre. A cette occasion, une crosse et une bague sont découvertes dans une sépulture d’évêque.
1985-1986 : Mise au jour d’une sépulture d’un évêque dans la sacristie primitive de l’édifice.

Vingt ans de restauration

Soucieuse de sauvegarder son patrimoine, la commune de Lescar a fait le choix d’une mise en valeur qui débute par la restauration des édifices et des mobiliers classés. Classée depuis 1840 au titre des Monuments Historiques, l’église Notre-Dame de l’Assomption, ancienne cathédrale, a fait l’objet, depuis plusieurs années, d’opérations de restauration.
Les premiers travaux ont été entrepris dans les années 1994 - 1995 par la réfection des parements extérieurs Nord, le traitement et l’assainissement de l’ensemble des façades, des toitures et des gouttières, des caniveaux… A l’intérieur de l’édifice, un soin particulier est apporté aux voûtes : un badigeon ocre et un décor de faux appareil de pierres, ont été ajoutés. Le monument est désormais stabilisé.
Entre 1997 et le début des années 2000, la nef, le portail ouest, les parements extérieurs, les façades Nord et le transept ont été restaurés.
L’orgue, du XVIIIe siècle et dont la partie instrumentale a été reconstruite au XIXe siècle, a fait également l’objet d’une restauration fondamentale entre 1995 et 2000.
À partir des années 2000, le chevet a été entièrement restauré ; des précautions spécifiques ont été appliquées aux modillons.
Enfin, en 2007 - 2008, la Conservation régionale des Monuments historiques a entrepris la réhabilitation du chœur de la cathédrale. Une intervention d’urgence a été mise en œuvre en ce qui concerne la mosaïque. La restauration et la redécouverte des peintures du XVIIe facilitent la lecture de l’œuvre dans son intégralité.
Aujourd’hui, les travaux concernant les derniers aménagements sont engagés. Ceux-ci portent sur l’éclairage, la sonorisation et le chauffage de l’édifice, mais également sur les tableaux à restaurer (avec notamment les stations du Chemin de Croix de Jean-Baptiste Butay (1759-1853). Un diagnostic sur la bonne conservation des stalles du XVIIe siècle est en cours, à l’issue d’une première désinsectisation, en vue d’une éventuelle restauration.
Le trésor figure parmi les derniers objets classés (en 2005) et restaurés. Un espace de présentation au public lui sera spécialement consacré.

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